« La Montagne magique » réenchantée

La Montagne magique (Der Zauberberg),oakley flak, de Thomas Mann, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, Fayard, 784 p., 37 €. Il aura donc fallu plus de soixante-dix ans, le temps d’une existence, pour que l’un des vaisseaux amiraux de la littérature au XXe siècle soit retraduit en français. Parue en 1924, Der Zauberberg, en version originale,polaroid soldes, était le fruit d’une dizaine d’années d’écriture zébrée par le premier conflit mondial. Elle fut livrée au public français en 1931, après que Thomas Mann (1875-1955) eut obtenu son prix Nobel, mérité, en 1929. Le chef-d’œuvre qu’était La Montagne magique a depuis échappé à son époque avec tout le poids de ses 800 pages pour devenir tantôt l’intemporel accompagnateur de mourants, tantôt l’avertisseur d’incendie contre la fascination romantique et adolescente pour la mort. La société où cette leçon est prodiguée est une assemblée délabrée par la maladie, comme celle d’avant 1914, dans le décor du sanatorium international Berghof, à Davos, en Suisse, d’où l’on évacue les cadavres en bobsleigh. C’est là que débarque un jeune élève ingénieur de 24 ans, orphelin sans attache mais aisé, Hans Castorp, venu pour un séjour de repos de trois semaines. Sa villégiature va durer sept ans et se transforme en voyage initiatique de confrontation avec la souffrance et l’agonie, que seule interrompt la déflagration européenne. Mann nous arrache à son héros alors qu’il est dans les tranchées « étendu,ray ban wayfarer, la face dans la boue fraîche, les pieds tournés, les talons dans la terre », sans qu’on puisse déterminer s’il réchappe de l’enfer. L’entrelacs fatal de la vie et de la destruction L’impression de nostalgie réconfortante que laisse quand même ce périple statique est de celles qu’on peut ressentir pour les périodes exceptionnelles de la civilisation : la Grèce du Ve siècle av. J.-C., la Florence des Médicis, la Vienne de la Belle Epoque……

#VivreAvec : « Je hais le terrorisme, mais je ne hais pas les terroristes », explique Serge Tisseron

Comment comprendre nos mécanismes émotionnels face à la menace terroriste ? Les réponses de Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste et président de l’Institut pour l’histoire et la mémoire des catastrophes. Alice : J’ai à peine 24 ans et je n’ai pas été touchée personnellement par les attentats. Pourtant, depuis novembre 2015, je ne vis plus. Je pensais pouvoir faire avec la peur, mais les attaques, à Bruxelles, le 22 mars, n’ont fait que la raviver. Le plus dur, c’est de prendre le train. Je craque un jour sur deux, pleure en silence pendant que les gens me dévisagent. J’ai honte, parce qu’il ne m’est rien arrivé, donc je n’ai pas le droit de réagir aussi violemment. J’ai l’impression d’être une petite nature. Pensez-vous que quelqu’un dans mon cas peut se sortir de cette terreur dans laquelle il s’est enfermé tout seul ? Ou devrais-je aller voir un médecin ? Serge Tisseron : Tout d’abord, sachez qu’il n’y a aucune honte à vivre ce que vous vivez. Manifestement, les images d’attentats que vous avez vues ont résonné en vous plus fortement encore que chez beaucoup d’autres. Peut-être est-ce en relation avec des choses que vous avez vécues vous-même, comme un événement grave d’une autre nature. Mais peut-être avez-vous aussi, dans votre entourage proche, des parents, des grands-parents,lunette persol prix, qui réagissent comme vous à ces événements. Il arrive parfois que nos réactions face à des images d’actualité soient liées à des accidents qui ne nous sont pas survenus à nous-mêmes, mais à des gens de notre famille ; je pense notamment à la guerre d’Algérie, aussi bien sur le territoire algérien que sur le territoire français. N’ayez pas honte de parler de ce que vous vivez à vos proches, ils vous permettront peut-être d’y voir plus clair sur vous-même en vous parlant d’eux. Shosha : Comment peut-on utiliser la colère face aux événements pour les transformer en action ? La colère est un puissant moteur d’action, et peut-être même le plus puissant de tous, mais il ne faut pas qu’elle nous cache la complexité des émotions que nous ressentons : on peut être en colère, mais aussi, en même temps, avoir peur, être inquiet… Pour utiliser la colère, c’est comme pour toutes les émotions : il ne faut pas qu’elle nous empêche de réfléchir. L’important est de comprendre comment mobiliser son énergie pour que les choses changent, pas seulement dans l’immédiat, mais à long terme. Le danger de la colère serait de nous engager très vite dans l’action qui nous paraît le mieux à même de l’apaiser. Mais cela risquerait de nous entraîner dans une action « colérique ». La colère est précieuse, ne la gaspillons pas, il faut savoir l’utiliser comme un carburant, viser le long terme, pour nourrir une action qui va s’avérer longue. Sofiane : J’ai 22 ans, je suis né en France de parents algériens. Je me sens pleinement français et je souffre, comme tout le monde, des attentats qui ont lieu à répétition en Europe et ailleurs dans le monde. Pourtant, j’ai le sentiment qu’on me reproche de ne pas être si indigné que ça. J’ai le sentiment qu’on me reproche de ne pas exprimer haut et fort mon désarroi et ma colère. J’ai le sentiment de porter sur mes épaules tout le poids de ces quelques illuminés qui salissent l’image d’une religion et d’une communauté. Comment se débarrasser de ce sentiment de culpabilité ? Nous avons affaire à des ennemis qui cherchent à monter les unes contre les autres des personnes qui sont différentes par leur mode de vie, leur religion, leur croyance, mais qui ont fait le choix de privilégier ce qui les réunit. Vous ne devez pas céder à la tentation de croire qu’« on vous en veut de ne pas suffisamment exprimer votre désaccord ou votre colère ». Certains peuvent le faire, mais vous pouvez compter sur beaucoup d’autres, qui n’ont pas plus envie que vous de basculer dans ces caricatures. Vous n’avez aucune raison de vous sentir coupable de quoi que ce soit, même si vous avez l’impression que certains vous culpabilisent. Dites à ceux qui pourraient le faire que, agir de cette façon, c’est déjà donner raison à nos ennemis, et dites-leur aussi que ce n’est pas ceux qui crient le plus fort qui souffrent forcément le plus. Et que ce n’est jamais ceux qui s’indignent le plus fortement qui sont forcément les plus proches des victimes. F. : Je ne suis pas particulièrement anxieux, mais ma copine est terrifiée à l’idée de sortir de chez elle depuis les attentats. Est-il vraiment souhaitable pour elle d’être inondée d’informations, souvent contradictoires sur le sujet, qu’on trouve sur Internet ? Lire le journal tous les jours a toujours été une épreuve, mais, avec Internet, c’est l’épreuve vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce qui arrive nous rappelle combien il est important que nous apprenions à gérer quotidiennement notre environnement d’information, en consacrant certains moments privilégiés à la consultation des médias, mais en évitant d’aller les consulter à tout bout de champ. Sinon, tout ce que nous lisons nous submerge et nous empêche de penser à quoi que ce soit d’autre. Pour désigner ceux qui grignotent sans arrêt de l’information, on parle d’« infobésité ». On devient « infobèse » sans même s’en rendre compte,lunette de soleil femme oakley, et on en est vite malade. Les nouveaux médias nous obligent à de nouvelles disciplines. Sinon, leurs effets sur nous sont exactement contraires à ce qu’on pourrait rechercher : ils ne nous informent plus, ils nous accablent, ils ne nous mobilisent plus, ils nous démoralisent. Philippe : On entend de plus en plus de personnes qui se ferment à l’actualité, ne veulent plus entendre parler de tout ce qui pourrait être lié à un attentat. N’est-ce pas une forme de déni, qui peut, ensuite, exposer ces individus à des traumatismes plus importants ? De plus, la lutte contre le terrorisme passe par une vigilance citoyenne de tous les instants. N’est-ce pas préjudiciable de se résigner et d’agir comme si de rien n’était ? Oui, de plus en plus de personnes se ferment à l’actualité et, en effet, c’est une forme de déni qu’elles risquent de payer cher. Les médias portent une part de responsabilité : ils devraient accorder plus de place à tout ce qui nous permettrait de mieux nous protéger face à tous les dangers qu’ils présentent, et mieux nous mobiliser en faveur des victimes, lorsqu’ils les mettent à la « une ». C’est ce que tente de faire l’association Reporters d’espoirs. Mais le politique a aussi sa responsabilité, en nous faisant croire qu’il peut nous protéger absolument. Nous devons tous changer nos habitudes, parce que le monde a changé. Maycne : Passé l’émotion de l’instant d’une attaque, on peut se rappeler qu’en France la maladie et l’insécurité routière tuent plus que le terrorisme. Est-ce plutôt de la raison, de la résignation, ou de la négation ? Il n’y a pas à établir de concurrence entre les diverses causes de mortalité, mais ce qui terrorise à juste titre dans le terrorisme, c’est le fait de nous sentir totalement à la merci d’événements sur lesquels nous n’avons aucun contrôle. Nous pouvons développer des pratiques de prévention de la maladie, choisir de bien nous soigner ou pas, de prendre notre voiture ou non, de respecter les règles de sécurité ou non, mais le terrorisme nous confronte à un sentiment d’impuissance qui remet en cause le sentiment – que nous construisons patiemment – de pouvoir organiser notre vie et notre mort comme nous l’entendons. Marie : Je me retrouve à avoir peur de plein de gens,tom ford lunettes, tout le temps (dans le métro, au cinéma…), simplement parce qu’ils ont des sales têtes ou des grosses valises. Je me fais peur moi-même et je ne sais pas comment faire autrement, malheureusement… Oui, moi aussi parfois. Je crois que, dans ces circonstances-là, ce qui nous effraie le plus, ce sont les images que nous avons dans la tête, parce que nous les avons vues dans les médias. Il y a plusieurs manières de réagir à cela : d’abord, prendre notre peur au sérieux et garder un œil ouvert sur ce qui se passe ; mais, en même temps, respirer profondément et essayer de nous détendre en nous disant que c’est quand même très peu probable. Il ne faut pas renoncer à l’une de ces deux attitudes au seul profit de l’autre, rester vigilants ensemble est essentiel, ne pas voir des terroristes partout est tout aussi important. C’est un équilibre difficile, que nous devons, chacun, apprendre et enseigner à nos enfants. Et c’est d’autant plus important que nous risquons d’en avoir besoin pour longtemps. Nous recevons de nombreuses questions sur la manière d’en parler aux enfants : comment gérer leurs angoisses, ne pas leur transmettre les nôtres ; l’école en fait-elle trop, en leur en parlant et en organisant des événements qui évoquent les attentats (chanter La Marseillaise, planter un arbre pour la liberté…) ? Les enfants sont, aujourd’hui, plongés exactement dans le même bain médiatique que nous, mais ils ont, en plus, une peur que nous n’avons pas, celle que leurs parents ne soient pas là pour les protéger. C’est pourquoi il est d’abord important de rassurer les enfants sur le fait que nous sommes là, que nous sommes parfois inquiets, nous aussi, mais que cette inquiétude nous aide à tout faire pour que, ensemble, nous ne soyons plus les victimes de nos ennemis. Et rassurer les enfants sur le fait que les soldats en armes et les policiers armés sont là pour nous aider, que ce sont nos amis et qu’il ne faut pas hésiter à leur parler. Et demandons aussi à nos enfants ce qu’ils pensent des commémorations organisées à l’école. L’important est de leur montrer que nous sommes attentifs à ce qu’ils éprouvent et pensent, qui n’est pas forcément la même chose que ce que l’institution scolaire leur demande de penser. Car, si les parents ne font pas ce travail, qui le fera ? Lohengrin : En ce qui concerne la peur, le simple fait de savoir que ma moto, dont je n’ai pas peur, a beaucoup plus de chances de me tuer que tous les terroristes du monde me fait fortement relativiser et permet de m’affranchir de la crainte perpétuelle qui pourrait me saisir. En revanche, je me suis laissé submerger par la colère et la haine à plusieurs reprises. Et ce, non pas juste depuis le 13 novembre 2015, mais déjà précédemment, avec les attaques de janvier 2015 et encore avant, lors des tueries perpétrées par Mohamed Merah, en mars 2012. Comment réussir à aller de l’avant de manière positive, lorsque des émotions aussi violentes que la colère et la haine sont la principale réaction face à cette situation ? Seuls, nous ne pouvons pas aller bien loin. Autant la colère est une émotion légitime, autant la haine est une émotion qui pose problème. La colère vise à faire changer une situation, la haine vise à détruire des personnes. Je crois qu’il faut absolument éviter la tentation de rencontrer sur Internet, ou dans la vie, des personnes qui pensent exactement comme nous. Les problèmes que nous pose aujourd’hui le terrorisme présentent tellement de ramifications et de complexité qu’il est important de privilégier ce que le débat démocratique a de meilleur. C’est-à-dire, permettre à des gens qui ne pensent pas du tout la même chose de se fixer un cadre, accepté par les deux parties, pour essayer de mieux préciser ce qu’on pense soi-même, en l’argumentant face à quelqu’un qui n’est pas d’accord. Personnellement, je hais le terrorisme, mais je ne hais pas les terroristes, car ils peuvent avoir des motivations très différentes les uns des autres. Dirigeons notre haine contre les comportements, mais pas contre les personnes, car nous risquerions de ne plus leur accorder le caractère d’êtres humains. C’est-à-dire que nous ferions exactement avec eux ce qu’ils font avec nous, nous serions radicalisés. Fm : J’ai 26 ans, il y a un nouvel état d’indifférence qui traverse notre génération, plus que de la colère. Une forme de résignation face aux menaces terroristes et aux vides politiques. Tous les jours, j’interroge mes amis pour tenter de réfléchir, de reconstruire un espace commun d’engagement, mais le sentiment d’impuissance l’emporte souvent. Comment retrouver un espace de parole qui ne soit pas seulement celui de la peur et de la résignation ? Je n’ai pas votre âge, mais je trouve aussi la même attitude parmi des personnes de ma génération. Votre espace de parole, c’est vous qui le construisez. Nous sommes nombreux à désirer ce que vous appelez « un espace commun d’engagement ». Il a de la peine à émerger, car beaucoup d’entre nous ne peuvent pas s’empêcher de vivre dans une nostalgie mélancolique d’un passé mystifié, celui des « trente glorieuses » et de la domination coloniale de la France sur les territoires d’outre-mer. Mais, rappelez-vous ce que disait le philosophe Pascal : « Nous ne sommes pas appelés au général mais au particulier. » Ouvrons, partout où c’est possible, des espaces de parole. Il faut faire confiance à la vertu de l’exemple. Il en sortira bien quelque chose. Camille Bordenet (Propos recueillis par) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter

Le périlleux «,film streaming gratuit en francais; ni-ni »,adidas yeezy boost 350 v; de M. Mélenchon

Editorial du « Monde ». Les uns ont été emballés ou épatés, les autres affolés ou effarés. Mais chacun l’a constaté : Jean-Luc Mélenchon a fait une campagne remarquable. Avec près de 20 % des suffrages et 7 millions de voix, il n’est pas loin d’avoir doublé son score de 2012. Son objectif politique est atteint : distancer, voire humilier, le candidat socialiste et s’imposer, demain, comme l’architecte en chef de la reconstruction de la gauche. Enfin, il a su contester à la candidate du Front national son statut autoproclamé de « candidate du peuple » et ramener dans le giron de la gauche bon nombre d’électeurs que la colère poussait vers l’extrême droite. Lire aussi :   Les « insoumis » de Mélenchon, fiers mais déçus L’on peut donc comprendre la frustration du candidat de La France insoumise au soir du premier tour. Dans l’élan des dernières semaines, il avait fini par croire à portée de main sa qualification pour le tour décisif. Elle lui a échappé de peu. Est-ce une raison suffisante pour se murer, cinq jours durant, dans un silence pesant, pour refuser de donner une consigne de vote à ses électeurs et pour se réfugier dans un choix doublement négatif ? On ne le pense pas. Vendredi 28 avril, en effet, M. Mélenchon a confirmé trois choses. D’une part, il ira voter au second tour. En clair, il n’appelle pas à l’abstention. D’autre part, il assure qu’il ne donnera en aucun cas sa voix à l’extrême droite. C’est dissuader ses électeurs de se reporter sur la candidate du Front national ; c’est bien le moins pour un homme qui entend s’inscrire dans les traditions de la gauche et de la République réunies. Enfin, il se refuse, au nom de l’unité de son mouvement, à appeler à voter pour Emmanuel Macron. Lire aussi :   Jean-Luc Mélenchon sort du silence mais ne donne pas de consigne de vote Principes, efficacité et cohérence Compte tenu de la responsabilité qui est désormais la sienne, cette nouvelle version du « ni-ni » – ni Le Pen ni Macron – est périlleuse pour le pays et pour M. Mélenchon lui-même. C’est affaire de principes, d’abord. Il n’est pas recevable de mettre si peu que ce soit sur le même plan un adversaire politique et une ennemie irréductible, un candidat « progressiste » et la championne d’un parti réactionnaire et xénophobe, un démocrate républicain d’un côté et, de l’autre, une candidate dont le projet remet en cause les principes mêmes de la République, à commencer par l’égalité et la fraternité. C’est également affaire d’efficacité. Après avoir endigué l’extrême droite au premier tour, pourquoi refuser de lui faire clairement barrage au second en votant pour son adversaire ? Comment ne pas admettre que toute voix qui ne se portera pas sur M. Macron affaiblira celui-ci et renforcera d’autant l’emprise du FN ? Comment tenir pour une question négligeable le score respectif des deux finalistes : une Marine Le Pen recueillant 40 % des voix ou davantage n’engrangerait pas seulement un succès historique mais bénéficierait d’un tremplin puissant pour les législatives de juin. C’est enfin affaire de cohérence. En ne pesant pas de tout son poids sur la campagne d’entre-deux-tours et en se lavant peu ou prou les mains du résultat final, Jean-Luc Mélenchon laisse en déshérence l’espace politique qu’il s’est employé à occuper depuis des semaines. Il prend ainsi le risque de laisser Mme Le Pen s’installer sans vergogne comme la seule et unique candidate, et demain défenseuse, de l’alternative sociale dont il a fait le combat de La France insoumise. Ce faisant,marc jacobs lunette soleil, il s’expose à dilapider le capital politique constitué pendant sa campagne. Ce ne serait pas la moindre de ses contradictions, sauf à imaginer que Jean-Luc Mélenchon joue la politique du pire.

Ankara adopte des mesures de représailles envers Amsterdam

Ambassadeur indésirable, relations diplomatiques suspendues et demande d’excuses écrites font partie des mesures de rétorsion annoncées, lundi 13 mars au soir, par le gouvernement turc à l’endroit des Pays-Bas. Samedi,ray ban 2132, le royaume avait interdit à deux ministres turcs de promouvoir sur son sol la réforme constitutionnelle en vue du renforcement des pouvoirs du président turc, soumise à référendum le 16 avril en Turquie. « Nous leur faisons exactement ce qu’ils nous ont fait. Nous n’autorisons pas les avions transportant des diplomates néerlandais à se poser en Turquie ou à pénétrer dans notre espace aérien », a expliqué le vice-premier ministre, Numan Kurtulmus, lundi, lors d’une conférence de presse à Ankara. « Il revient à ceux qui ont provoqué cette crise de la régler », a-t-il ajouté. L’ambassadeur néerlandais, Cornelis Van Rij, actuellement absent de Turquie, a ainsi été déclaré indésirable. Lire aussi l’éditorial :   Quand le président turc provoque l’Europe Ankara ne décolère pas depuis l’interdiction faite, samedi, à deux de ses ministres – Mevlut Cavusoglu pour les affaires étrangères et Fatma Betül Sayan Kaya pour la famille – de participer à des meetings de la diaspora turque à Rotterdam. Des interdictions qui, selon le président Recep Tayyip Erdogan, relèvent de la Convention européenne des droits de l’homme. La Turquie envisage donc de saisir la Cour de Strasbourg. Attaques contre Angela Merkel L’application de la Convention, le mètre étalon des droits de l’homme pour les Etats membres du Conseil de l’Europe, a pourtant été suspendue par la Turquie en juillet 2016 à la suite de la tentative de coup d’Etat, ce qui lui a permis de limoger 125 000 salariés sans aucune décision de justice et d’emprisonner 40 000 personnes sans être trop regardant sur les dossiers d’accusation. Des dizaines de journalistes sont détenus depuis plus de cent jours sans avoir été mis en examen. Lire aussi :   Turquie : les auteurs du putsch raté contre Erdogan risquent six fois la perpétuité La colère turque s’est aussi tournée vers l’Allemagne, où plusieurs municipalités ont annulé la tenue de rassemblements électoraux de la diaspora turque. Semblant avoir mal supporté la solidarité exprimée par Angela Merkel à l’égard des autorités néerlandaises, M. Erdogan est sorti de ses gonds. Il s’en est pris personnellement à la chancelière allemande, accusée de « soutenir les terroristes ». Lors d’une apparition sur la chaîne de télévision A Haber, il a pesté : « Mme Merkel, pourquoi cachez-vous des terroristes dans votre pays ? Pourquoi restez-vous sans agir ? », faisant allusion aux militants de la cause kurde et aux suspects recherchés pour le coup d’Etat manqué du 15 juillet qui ont trouvé refuge en Allemagne. Lire aussi l’interview :   « Refuser des meetings pro-Erdogan en Europe est justifié » Mme Merkel n’a pas jugé bon de rétorquer, qualifiant ces propos d’« aberrants ». « La chancelière n’a pas l’intention de participer à un concours de provocations », a déclaré son porte-parole,oakley flak, Steffen Seibert. Dans son allocution télévisée, M. Erdogan a réitéré son accusation préférée, celle de « nazisme », une période de l’histoire qu’il semble ne pas connaître. Pas de rétorsions économiques Plus inquiétant pour les Etats européens, Omer Celik, le ministre turc chargé des affaires européennes a fait allusion lundi à un possible « réexamen » du pacte conclu il y a un an avec l’Europe pour empêcher les migrants de faire route vers le Vieux Continent. « La Turquie devrait réexaminer le volet des passages terrestres », a déclaré le ministre, cité par l’agence pro-gouvernementale Anadolu. Lire aussi :   Le gouvernement critiqué pour avoir autorisé un meeting politique turc en France En revanche, les autorités turques se sont gardées d’envisager la moindre mesure de rétorsion économique et ce, pour une bonne raison. Les Pays-Bas sont,lunette de soleil gucci, de loin, le premier investisseur économique en Turquie avec 20 milliards de dollars injectés entre 2005 et 2015, selon les statistiques du ministère de l’économie turc. Récemment, la société néerlandaise Vitol Group BV a racheté pour 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) le plus gros réseau turc de stations d’essence OMV Petrol Ofisi AS. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est de 6 milliards de dollars par an. Un million de touristes néerlandais visitent chaque année la Turquie. Marie Jégo (Istanbul, correspondante) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

Qui sont les partisans du « Brexit » ?

Le débat qui dure depuis plus d’un an au sujet du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) a révélé de nouvelles lignes de fractures politiques entre partisans et opposants au « Brexit ». Conservateurs et travaillistes sont divisés sur la question. Alors que David Cameron a obtenu, à Bruxelles, des gages lui permettant de défendre le maintien de son pays dans l’UE, les défenseurs du « Brexit » lui promettent une campagne acharnée. Le maire de Londres,regarder one piece, Boris Johnson Le très populaire maire conservateur de Londres a mis fin au suspense, dimanche 21 février, en annonçant qu’il ferait campagne pour le « Brexit » lors du référendum du 23 juin. Lors d’une allocution devant son domicile à Londres, il a précisé que cela avait été une décision difficile à prendre et a assuré que le premier ministre avait négocié « de manière fantastique » à Bruxelles. « Je ferai campagne pour sortir de l’UE parce que je veux un meilleur contrat pour le peuple de ce pays, pour qu’il économise de l’argent et reprenne le contrôle », a-t-il déclaré. Boris Johnson a précisé qu’il ne participerait pas à des débats télévisés contre son parti. Lire aussi :   Boris Johnson passera-t-il dans le camp du « Brexit » ? Les eurosceptiques de l’UKIP Vainqueur des élections européennes en 2014 (avec 27,5 % des voix), troisième force politique britannique à l’issue des législatives de mai dernier (avec 13 % des voix), le parti eurosceptique et anti-immigration UKIP, emmené par Nigel Farrage, est résolument la force politique qui a fait émerger le débat sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Il défend le Brexit au nom de la défense des frontières et de l’hostilité à l’arrivée de migrants sur le sol britannique. L’UKIP mène la campagne pour le « out » à travers le groupe Leave.eu, appuyé par divers mouvements eurosceptiques. Deux millionnaires les financent : Arron Banks, un ancien donateur du Parti conservateur qui a fait fortune dans les assurances, et Richard Tice, un promoteur immobilier. Faisant bande à part, Douglas Carswell,lunette solaire, le seul parlementaire UKIP soutient une campagne concurrente pour le « out », la coalition transpartisane Vote Leave. Lire aussi :   En Angleterre, les militants pro-« Brexit » veulent « quitter le train fou de l’UE » Des conservateurs Le débat sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a cessé, depuis la campagne des législatives en 2015, de diviser le parti de la majorité de David Cameron. Plusieurs conservateurs ont créé en juin « Conservatives for Britain », groupe de parlementaires europhobes. De nombreux conservateurs défendent le Brexit pour des raisons économiques, arguant que le marché commun pénaliserait l’économie britannique. Des travaillistes Quelques parlementaires travaillistes sont allés à l’encontre de la ligne de leur parti en défendant la sortie du pays de l’Union européenne. Ralliés au mouvement « Vote leave », ils sont accompagnés du millionnaire John Mills, qui est aussi le plus gros donateur du parti travailliste. Des chefs d’entreprise Même si une grande partie du monde de l’économie et des affaires fait plutôt campagne pour que le « non » l’emporte au référendum, un groupe de chefs d’entreprise, rassemblés derrière le nom « Business for Britain », fait campagne depuis un an contre une « Union » qui lui semble délétère pour l’économie du pays. Ils ont rallié la campagne Vote Leave. Joe Foester, fondateur de Reebok,prix polaroid, s’est, lui aussi, exprimé en faveur du « out ». Lire aussi :   Les patrons anglais disent « no » au « Brexit » Voir le visuel interactif : Le Royaume-Uni gagnerait-il à quitter l’Union européenne ?

Migrants : une opération de police sous tension dans le campement de Stalingrad à Paris

Une opération de « contrôle administratif » a été lancée lundi 31 octobre au matin dans le quartier de Stalingrad,adidas yeezy boost 750, dans le nord-est de Paris, où quelque 2 000 migrants dorment depuis plusieurs jours, selon une source policière et la Mairie de Paris, alors qu’une évacuation est attendue dans les jours à venir. Les « opérations de contrôle » sont régulières sur ces lieux de campement. L’objectif des autorités est de « vérifier la situation administrative » (c’est-à-dire le droit au séjour) des occupants et l’état sanitaire du campement. Dénoncées par les collectifs de bénévoles, elles sont régulièrement pratiquées sur ces sites précaires installés en pleine rue,lunette marc jacob femme, et sont distinctes des évacuations avec « mise à l’abri » menées par les services de l’Etat et la Ville de Paris. Lundi matin, deux cordons de CRS ont encerclé une grosse centaine de migrants, une partie sous le métro aérien, à la station Jaurès, une autre au niveau du canal Saint-Martin où sont installés les Afghans. Quelques militants brandissaient des pancartes « non aux rafles des migrants ». Dans un coin, une pelleteuse commençait son travail de déblayage des matelas et couvertures. Des reports depuis Calais Depuis plusieurs semaines, un campement de migrants (Soudanais, Erythréens, Afghans…) s’est reconstitué dans ce quartier populaire de la capitale. Le campement a beaucoup grossi ces derniers jours avec 2 000 personnes environ actuellement installées à même le pavé, un gonflement expliqué côté associatif par des reports depuis Calais où la « jungle » était démantelée. Mais, « ce ne sont pas ceux de Calais qui sont allés à Paris », a assuré samedi François Hollande, en promettant une évacuation rapide. Celle-ci pourrait survenir dans les jours qui viennent, selon le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Le premier ministre, Manuel Valls, a annoncé samedi que cette évacuation serait traitée cette semaine. Lire aussi :   Dans le nord de Paris, de plus en plus de tentes de fortune abritent des migrants Evacuation prévue du campement La maire de Paris, Anne Hidalgo, a écrit aux ministres de l’intérieur et du logement pour rappeler « l’absolue nécessité » de démanteler le camp de migrants de Stalingrad, évoquant une « situation humanitaire et sanitaire dramatique », dans une lettre rendue publique lundi. Elle est cosignée par Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement, François Dagnaud, maire du 19e, et Eric Lejoindre, maire du 18e. Pour empêcher la constitution de ces campements, la maire de Paris a décidé d’ouvrir un « centre d’accueil humanitaire », chargé de prendre en charge les migrants pendant quelques jours avant de les répartir dans des structures d’hébergement plus pérennes en province : des centres d’accueil et d’orientation (CAO) similaires à ceux qui ont accueilli les migrants de Calais. Ce site, installé dans le 18e arrondissement, devait initialement ouvrir courant octobre. Il aura une capacité de 400 lits à l’ouverture, portée à 600 d’ici à la fin de l’année, selon la mairie. Ce centre d’hébergement est « prêt à ouvrir ses portes », a assuré sur RMC Colombe Brossel, adjointe à la Mairie de Paris chargée de la sécurité, de la prévention,lunette soleil oakley, de la politique de la ville et de l’intégration : Paris : "Le centre d’hébergement est prêt à ouvrir ses portes" annonce @CBrossel sur RMC #BourdinDirect https://t.co/4gWeAlJuaT— RMCinfo (@RMC) Environ 5 000 migrants de la jungle ont été orientés vers des CAO au cours du démantèlement express mené la semaine dernière par les autorités, qui devaient finir de raser les baraquements encore sur la lande lundi. Le gouvernement travaille par ailleurs pour créer près de 9 000 places supplémentaires dans des centres d’accueil et d’orientation.

Les demandes d’accès à des documents administratifs en forte hausse auprès de la CADA

La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a connu en 2015 un nombre record de 7 222 saisines, selon son rapport d’activité récemment publié. En quoi consiste cette commission, qui joue un rôle de plus en plus important entre les citoyens et les administrations ?

Qu’est-ce que la CADA ?

La CADA, organe indépendant, est chargée de rendre un avis lorsqu’elle est saisie en raison du refus d’une administration de communiquer un document à un citoyen. Elle intervient avant toute saisine d’un juge administratif pour tenter d’éviter un contentieux judiciaire. La CADA est en fait la garante du respect de la loi du 17 juillet 1978 qui accorde à toute personne un droit d’accès aux documents administratifs.

Toute personne qui se voit refuser un document administratif ou qui reste sans réponse dans un délai d’un mois peut saisir la CADA, qui se prononcera ensuite sur le caractère communicable du document ou non. A travers les avis qu’elle rend, la commission fait part de son interprétation des textes et peut émettre ensuite des propositions au gouvernement afin d’améliorer le droit d’accès aux documents. Pour rendre ses avis, elle mène une investigation approfondie et peut demander aux administrations tout document nécessaire à l’enquête.

Dans ses prises de position, la commission va le plus souvent à l’encontre des décisions administratives, rendant le plus souvent des avis positifs quant à la communicabilité du document. Elle n’hésite pas non plus à faire part des comportements administratifs qui pourraient bloquer l’accès aux documents. Les autorités administratives peuvent également avoir recours à la commission pour s’informer du caractère communicable d’un document (des « conseils »). Même si son avis n’a pas force obligatoire, il est généralement suivi.

Depuis 2005, la loi permet également aux citoyens de réutiliser les informations publiques à d’autres fins que celles pour lesquelles elles sont détenues ou élaborées. La commission peut désormais prononcer des sanctions à l’encontre des personnes qui violent les prescriptions de la loi en réutilisant des informations publiques. En 2008, une société a par exemple été condamnée à payer 50 000 euros d’amende pour réutilisation et dénaturation d’informations publiques dans le cadre d’une campagne publicitaire dans laquelle elle vantait les qualités nutritionnelles d’une huile de friture qu’elle avait fabriquée, en s’appuyant sur des recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). La société avait en réalité détourné des informations nutritionnelles présentées par l’AFSSA.

Une composition hétérogène

L’indépendance de la CADA est garantie par une diversité de profils parmi les dix membres qui la composent, complétés par un président qui est conseiller d’Etat :

deux magistrats (un de la Cour de cassation et un de la Cour des comptes) ;trois élus (un député, un sénateur et un élu local) ;un professeur de l’enseignement supérieur ;un membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), autorité administrative indépendante chargée de veiller à ce que l’usage de l’informatique soit au service du citoyen et ne porte pas préjudice à ses droits ou à sa vie privée ;trois personnalités qualifiées dans des domaines variés (archives, concurrence et prix, diffusion publique d’informations).

La CADA a également recours à dix rapporteurs, coordonnés par un rapporteur général et deux rapporteurs généraux adjoints. Un commissaire désigné par le premier ministre supervise également le travail de la commission. Enfin, un secrétariat général, composé de treize membres, assiste la commission dans ses délibérations.

Pourquoi le nombre de saisines augmente-t-il ?

Le nombre de saisines de la commission a atteint en 2015 un niveau record de 7 222, dont 5 818 ont réellement été instruites – certains administrés se désistant avant d’obtenir un avis, la simple saisine de la CADA permettant souvent de débloquer la situation avec l’administration. Le nombre d’avis (5 041) sollicités par des citoyens ne pouvant accéder à certains documents administratifs ainsi que le nombre de conseils (227) donnés à des administrations demandant des précisions concernant le caractère communicable d’un document atteignent eux aussi un niveau historique.

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L’année 2015, année record pour le nombre de conseils et d’avis enregistrés

Ce graphique montre le nombre d’avis et de conseils délivrés par la CADA au cours de l’année 2014 et 2015

Source : CADA, rapport d’activité 2015

Des citoyens en demande

Selon le président de la CADA, Marc Dandelot, les citoyens ont un besoin croissant d’accès à de nombreux documents administratifs et « lorsqu’il n’est pas spontanément satisfait, ce besoin engendre rapidement impatience et frustration, s’exprimant auprès des services de la commission ».

Des administrations parfois réticentes

Le président de la CADA déplore également un manque de mobilisation de certaines administrations qui ne font pas preuve d’assez d’initiative pour garantir le droit d’accès aux documents. « Lorsque la demande qui lui est faite porte sur un ensemble considérable de documents, l’administration peut être désorientée, voire dissuadée, par l’ampleur de la tâche. Il est plus confortable d’attendre la saisine de la CADA, pour que celle-ci donne la marche à suivre », explique-t-il dans le rapport. Ainsi, la commission a-t-elle dû se prononcer sur un nombre plus important d’affaires, mais également sur des dossiers de plus en plus compliqués.

Une législation complexe

Le président de la CADA admet que la législation garantissant l’accès aux documents est très complexe et très vaste, elle se fonde sur une législation générale et sur des législations spécifiques, ce qui explique notamment que la commission soit beaucoup sollicitée. Malgré la codification de la loi à l’origine de sa création, le code de relations entre le public et l’administration se décline en cinq volets.

Pour Marc Dandelot, une simplification des règles d’accès et de leur compréhension est indispensable pour faire diminuer le nombre de saisines de la commission. Le nombre de conseils rendus par la CADA aux administrations a d’ailleurs augmenté par rapport aux années précédentes, de 135 en 2014 à 227 en 2015. D’après le rapport, ces demandes de conseil ont augmenté parce que les administrations sont de plus en plus réticentes à fournir des documents aux administrés et préfèrent donc s’en remettre à la commission, qui rend un avis favorable dans la plupart des cas.

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Les avis rendus par la CADA sont majoritairement favorables à la communication du document administratif en question

Ce graphique représente la répartition des avis rendus par la CADA

Source : CADA, rapport d’activité 2015

Syrine Attia

« Le wahhabisme n’a jamais été un vecteur de terrorisme »

Le général Mansour Al-Turki, porte-parole du ministère de l’intérieur saoudien, a partagé, à l’occasion d’une rencontre avec un groupe d’experts et de diplomates réunis par l’Académie diplomatique internationale à Paris, le 21 mars, les résultats des efforts de l’Arabie saoudite dans la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation. Il a répondu aux questions du Monde. On pointe souvent la responsabilité de l’Arabie saoudite et de la doctrine wahhabite dans la propagation de l’idéologie djihadiste. Que répondez-vous à cela ? L’Arabie saoudite est l’une des cibles majeures du terrorisme depuis 1979, que ce soit d’Al-Qaida,persol soleil, de l’organisation Etat islamique (EI) ou de militants chiites. Beaucoup de civils et de policiers ont été tués. Plus de 60 % des attaques ont été dirigées contre les forces de sécurité. C’est étrange qu’un pays touché par le terrorisme soit accusé de le soutenir. Nous faisons beaucoup pour lutter contre le terrorisme, sur le plan idéologique, financier et en matière de coopération avec les autres pays victimes du terrorisme. Le terrorisme est transnational : une attaque peut être planifiée dans un pays,lunette de soleil gucci, financée depuis un autre et exécutée dans un troisième. L’islam,lunette de soleil oakley homme polarisé, le wahhabisme et le salafisme ne sont pas responsables de tout. Le wahhabisme existe depuis plus de deux cents ans et n’a jamais été un vecteur de terrorisme. La religion est instrumentalisée par les terroristes à des fins politiques. Pour vaincre le terrorisme, nous devons diagnostiquer correctement le problème et unifier nos efforts plutôt que faire porter le blâme sur l’un ou l’autre. Notre désunion sert l’ennemi. Quelles sont les causes du ralliement croissant aux organisations djihadistes ? L’EI est le résultat de la situation en Syrie et en Irak. Le chef du régime syrien avait promis au monde que ce serait lui ou le chaos. Des prisonniers ont pu s’évader des prisons…

Pourquoi les contrôleurs aériens ont fait grève

La grève des contrôleurs aériens a conduit, mardi 26 janvier, à l’annulation de 398 vols dans l’ensemble des aéroports français. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20 % de leurs vols. Quelles sont les revendications de ces fonctionnaires qui assurent la sécurité du ciel français, mais souvent critiqués pour leurs grèves et leurs salaires « élevés » ? Lire aussi   Ecoles, trafic aérien, taxis… de nombreuses grèves simultanées Quelles sont les revendications des syndicats ? Deux syndicats ont lancé des appels à la mobilisation, mardi : le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA) – syndicat majoritaire chez les aiguilleurs du ciel (50 % des voix lors des dernières élections syndicales) – et l’Union syndicale de l’aviation civile-CGT (USAC-CGT), qui a appelé également les personnels administratifs à faire grève. La grève des contrôleurs aériens s’inscrit d’abord dans la journée de mobilisation des fonctionnaires, qui dénoncent le gel, depuis 2010, du point d’indice (4,63 euros) qui sert à calculer leur salaire. Lire : Bienheureux aiguilleurs du ciel Les syndicats veulent également échapper à la refonte du système de prime de la fonction publique qui, selon eux, va léser leur pouvoir d’achat. En effet, les primes composent plus de la moitié du salaire total d’un contrôleur aérien. Sur les 80 milliards d’euros consacrés chaque année par l’Etat au salaire des 2,2 millions de fonctionnaires, les primes représentent 18 milliards. Le gouvernement aimerait ainsi supprimer certaines primes et en réintégrer d’autres directement dans les salaires de base. Le SNCTA dénonce également la dégradation des conditions de travail, notamment en raison du non-remplacement de 20 % des départs à la retraite. « Nous n’avons pas de visibilité sur les effectifs dans les années à venir. Or il faut à un agent 5 à 6 ans de formation afin d’être totalement opérationnel », explique Roger Rousseau, secrétaire national du syndicat. L’homme dénonce également le vieillissement du matériel dans les centres de contrôles : « Si pour le moment la sécurité reste très bien assurée en France, on imagine bien qu’en réduisant les dépenses au fur et à mesure, on risque de perdre cette qualité. » L’USAC-CGT, syndicat majoritaire sur l’ensemble de la DGAC, rappelle que « cette journée de mobilisation est également suivie par les personnels administratifs », des fonctionnaires « encore plus concernés sur la baisse du pouvoir d’achat », tient à souligner Norbert Bolis, secrétaire national du syndicat. En quoi consiste leur travail ? Près de 4 000 contrôleurs aériens travaillent en France dans les cinq centres de navigation aérienne (Athis-Mons,adidas yeezy boost 350 bleu, Reims, Brest, Bordeaux et Aix-en-Provence) et les nombreuses tours de contrôle situées dans les aérodromes du pays. Certains contrôleurs aériens travaillent dans les centres d’approche des aéroports français et sont chargés de prendre en charge, entre 900 et 3 600 mètres d’altitude, les avions qui sont en phase d’ascension ou qui ont entamé la phase d’atterrissage. En dessous des 900 mètres d’altitude, les avions qui atterrissent ou qui décollent sont gérés par d’autres contrôleurs aériens présents dans les tours de contrôle. Quel est le salaire d’un contrôleur aérien ? Un contrôleur aérien touche en moyenne 5 000 euros net par mois, primes comprises, selon la fondation Ifrap. « Dans un petit centre de contrôle, un contrôleur aérien français touchera entre 3 000 et 3 500 euros alors que dans un gros centre, comme celui de Roissy-Charles-de-Gaulle, les salaires peuvent monter jusqu’à 9 000 euros », précise M. Rousseau. Pour le syndicaliste, la rémunération des aiguilleurs du ciel français reste bien en deçà de leurs homologues européens. Quelles sont les conditions de travail ? Le salaire de ces fonctionnaires de catégorie A est justifié par les syndicats par des conditions de travail difficiles. « Les journées de travail peuvent durer jusqu’à 11 heures maximum », rappelle la SNCTA. Les contrôleurs bénéficient cependant d’un temps de pause égal à 25 % de la journée de travail,lunette marc jacobs homme, un repos nécessaire à la sécurité, selon la DGAC. Assujettis à un régime spécial censé compenser les horaires décalés, ils bénéficient d’un temps de travail limité à 32 heures par semaine en moyenne sur l’année. « Le métier de contrôleur exige une concentration et induit un stress parfois intense, écrivait la Cour des comptes dans un rapport publié en 2010. Il convient de noter que l’organisation du travail est contraignante pour les contrôleurs de la navigation aérienne : les centres fonctionnent en continu, les horaires sont variables, partiellement nocturnes, les congés sont limités pendant la période où les agents souhaiteraient le plus les prendre (mai à septembre). » Pour chaque jour travaillé,lunettes marc jacobs femme, un contrôleur aérien bénéficie d’un jour de repos. Cette règle, censée limiter les trajets domicile-travail, « se traduit par des cycles qui voient alterner trois jours de travail et trois jours de repos. Les contrôleurs français ne peuvent donc pas assurer plus de 155 vacations par an », remarque la Cour des comptes. Les aiguilleurs ont également droit à 25 jours de congés payés, auxquels s’ajoutent 25 jours de « récupération ». Les syndicats notent également le fait que les primes ne soient qu’en partie prises en compte dans le calcul de la pension de retraite. Les contrôleurs étant payés en grande partie par ces primes, la pension est souvent bien inférieure au salaire touché lors de sa carrière. L’âge de départ à la retraite est pour le moment fixé à 57 ans, mais il passera à 59 ans en 2017, contre 62 ans pour la majorité des Français. Font-ils si souvent grève ? Le syndicat majoritaire chez les contrôleurs aériens a souvent utilisé le levier des appels à la grève en 2015 pour faire avancer les négociations avec l’Etat. L’an dernier, le SNCTA était à l’origine de deux jours de grève, les 8 et 9 avril. Une mobilisation qui s’était traduite par plus de 1 300 vols annulés et avait engendré une perte de recettes supérieure à 20 millions d’euros pour le transport aérien français, selon la Fédération nationale de l’aviation marchande. Le coût important de ces grèves pour les aéroports pousse ainsi l’Etat à céder sur certaines revendications. Plusieurs préavis de grève ont été levés avant même d’avoir été mis en application. Romain Geoffroy Journaliste au Monde.fr Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter

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